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Aboubacar Sylla, opposé à la modification des résultats des communales de février, met en garde les politiques

Aboubacar Sylla prévient le comité de suivi: « si on modifie les résultats, on aura violé la Constitution… »

Le président de l’union des forces du changement (UFC) n’est pas prêt à participer à une éventuelle modification des résultats des communales du 4 février dernier.

Pour Aboubacar Sylla, modifier les résultats, c’est utiliser un remède qui va faire plus mal que le mal lui-même.  »En tant qu’opposant responsable, en tant qu’opposant constructif, je dis que je ne suis pas prêt à remettre en cause toute l’architecture institutionnelle de ce pays, à remettre en cause toute la législation de ce pays, parce que je dois avoir deux ou trois, ou dix, ou quinze mairies de plus par rapport à ce que j’ai gagné d’autant que tous ces contentieux électoraux ne comptent que sur 12 circonscriptions d’après ce qu’on a entendu lors de la lecture du communiqué conjoint qui a été publié à l’issue de la rencontre entre le Président de la République et le chef de file de l’opposition. Moi en tant que patriote je ne suis pas prêt à utiliser un remède qui va faire plus mal que le mal lui-même », a dit l’ex porte-parole de l’opposition républicaine tout en prévenant le comité de suivi sur une éventuelle modification des résultats des élections communales.

 »Admettons au niveau du comité de suivi, qu’on aille modifier ces résultats ou qu’on aille proclamer des résultats différents de ceux qui ont été publiés par la CENI , cela voudra dire premièrement qu’on aura violé la constitution. Parce que d’après la constitution, c’est la CENI qui a l’exclusivité de l’organisation des élections et la proclamation des résultats. Résultats définitifs pour les élections communales et provisoires pour les élections nationales, l’ultime recours étant dans ce second cas la cour constitutionnelle. Si on change ces résultats, cela voudra dire qu’on a dénié à la CENI cette prérogative, deuxièment, cela voudra dire qu’on a déjugé les juges, qui se sont prononcés sur les contentieux électoraux, autrement dit une chose qui a acquis l’autorité de la chose jugé, est remise en cause par des politiques. Cela voudra dire qu’à l’avenir, on peut remettre en cause toute décision de la justice, à quelque niveau que ce soit, pour peu qu’on soit déterminé, créer des problèmes, à taper sur la table, à semer des troubles, à faire de manifestations. Donc on remet e en cause la crédibilité de notre système judiciaire », a-t-il prévenu.

Après la rencontre entre le chef de file de l’opposition et le Président de la République, le dialogue  politique a été rouvert pour pallier les différends électoraux lié à l’organisation des communales du 4 février 2018.

Fanta Kaba

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