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Ière journée de négociation : Quand les intransigeants du SLECG tracassent le Gouvernement !

La crise dans le secteur éducatif depuis près de trois semaines ne semble pas connaitre son épilogue. Au cours de la première journée de négociation ce mercredi, les Syndicalistes affichent une intransigeance totale sur un des deux points réputés ‘’non négociables’’, qu’ont-ils fixés comme conditions d’ouverture des négociations.

Si la levée de la suspension du salaire du syndicaliste meneur Aboubacar Soumah n’a causé le moindre problème au Gouvernement, l’augmentation sans délai et avec effet rétroactif des 40 % de salaires l’embarrasse réellement.

10 % sont déjà payés à la fin de ce mois de février. Cependant, la volonté du gouvernement de payer les 30 % restant s’effriterait contre l’impossibilité financière, à en croire le ministre conseiller personnel du chef de l’Etat :

« Malgré toute la bonne volonté du gouvernement il y a des limites liés à l’application intégrale et immédiate de cette revendication des syndicats, cette limite réside dans les difficultés de trésorerie que l’état rencontre mais également dans les accords et les engagements que nous avons avec nos partenaires notamment le FMI et la Banque mondiale . Donc comment concilier tous ces impératifs ? Comment parvenir à faire comprendre à chacun qu’ il ya ce que nous voulons et puis il ya ce que nous pouvons ? »

Nous ne négligeons pas la défense de l’économie, riposte Fatoumata Donzo, responsable de formation au SLECG qui invite le gouvernement à «essayer de faire face aux revendications des enseignants ». 

Aboubacar Soumah exprime sa surprise : « c’est une surprise pour nous qu’on ouvre les négociations sur des points non négociables » avant d’enfoncer le clou : « les 30% avec effet rétroactif sont non négociables, et après on s’accorde sur la manière dont aussi nous allons payer l’effet rétroactif des 10% qui a été payé sans nous, à défaut la grève ne sera pas suspendu ».

Toutefois, le ministre Tibou Camara reste optimiste quant au bon dénouement de cette crise : «Moi je suis très optimiste et confiant parce que chacun est animé d’un souci de sortie de crise dans les meilleures conditions.»

A rappeler que c’est à l’issue d’une rencontre le mardi à Sekhoutoureyah entre le président et la délégation syndicale conduite par Aboubacar Soumah, que cette équipe de médiateurs du gouvernement composée des ministres Tibou Camara, Cheik Taliby Sylla, du médiateur de la République Mohamed Said Fofana, du grand imam de Conakry et de l’archevêque de Conakry,est constituée.

 

BARRY Boubacar / 655759688

 

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