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La Guinée au bord de la crise de nerfs !

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Encore des échauffourées ont eu lieu ce lundi jusqu’à tard dans la journée. L’appel de grève renouvelé du syndicat des enseignants de Guinée en est l’une des causes. Pour que s’en suive une socialisation de la colère. La Guinée, vraiment à bout de nerfs !

Un peu partout dans la haute banlieue de Conakry, des violences ont éclaté entre forces de l’ordre et jeunes manifestants, essentiellement des élèves, réclamant le retour des enseignants en classe. Le Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) a relancé le 12 février denier le second round de la grève après l’échec de la négociation.

Un communiqué du Gouvernement lu par les médias d’Etat le soir du dimanche invitant les enseignants à rejoindre les classes sous peine de privation de salaires du mois de février, n’a fait qu’exacerbé les tensions et raffermir les positions. Conséquence : boycott par les enseignants des cours dans les écoles entrainant des mouvements de colère sur plusieurs principaux axes routiers, notamment à Sangoyah, dans la commune de Matoto, et sur l’axe le prince, dans la commune de Ratoma. La gendarmerie et la police entretiennent, par ailleurs, le flou sur un des leurs qui a perdu la vie suite à une blessure par projectile à Bomboli. Information que démentent les riverains de Bomboli, situé entre Bamabéto et Cosa, à Ratoma.

Le pays vit actuellement les tensions au paroxysme lorsque le Gouvernement fait face à trop d’exigences populaires non satisfaites.

La Guinée, un pays bouleversé par des mots :

Sur les traces des gouvernants, tout le monde s’accorde un excès de liberté de parole. Trop de mots détournés de leurs sens, trop de discours belliqueux ou teintés d’arrogance, pour encore dire trop de propos irresponsables. L’emploi impropre des mots a fini par bouleverser ce pays assis sur du sable mouvant. L’ethno strategie a fini par diviser les communautés au seul et unique profit des hommes politiques.

Le Gouvernement, au lieu d’agglomérer les citoyens, se met à stigmatiser la commune de Ratoma. Pourtant qu’en réalité, La haine attise la haine, la violence entraine la violence et on ne calme pas une colère par des expressions hyperboliques ou pleines de boursoufflures, ni par des menaces, encore plus, par le déni du mérite individuel et social, qui ne fera que raffermir le camp des frustrés. Le peuple semble être excédé par leur concept de  »dialogue social », car rien ne vaut que la Loi, lorsqu’elle est respectée et quand elle est la même pour tous.

Lire aussi: Guerre des égos entre le Gouvernement et le SLECG de Aboubacar Soumah

Boubacar Barry/655 759 688

 

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