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Grève des enseignants: Attention, ne tirez pas sur l’ambulance…

A vrai dire, on s’attendait à quelques remous dans la cité au lendemain des élections locales. Ceci pourrait s’expliquer par le manque de maturité politique de certains militants, et le fait qu’il s’agit cette fois d’une élection de proximité.

Ce à quoi on s’attendait moins, c’est cette escalade de violences et surtout ces discours va-t-en-guerre de la part de certains acteurs politiques. A les écouter, on a l’impression qu’ils parlent d’un autre pays, pas de leur patrie. La terre de leurs ancêtres.

Alors que l’opinion reste préoccupée par ces violences post-électorales qui ont déjà fait plus de 5 morts, une autre crise pointe à l’horizon.

La Grève dite des « syndicats de l’éducation », vient mettre de l’huile sur le feu. Comme si les guinéens n’étaient pas suffisamment lassés par ces crises, comme si les guinéens n’étaient pas suffisamment préoccupés par la fin du processus électoral en cours. Aboubacar Soumah et ses acolytes veulent en découdre avec les autorités de Conakry.

Aussi légitimes que soient leurs revendications, force est de reconnaître que ce n’est pas le bon moment de déclencher les hostilités. Ces syndicalistes vivent-ils sur une planète ? Les morts aussi bien à Kalinko, à Conakry, et même à Kindia, ne suffisent pas ?  La simple annonce d’une grève en ce lundi 12 février 2018 a créé une psychose dans la cité. Certains parents ont carrément préféré garder leurs enfants à la maison. Le guinéen vit désormais la peur dans le ventre. A qui profiterait un nouveau bras de fer entre les « syndicats » et le Gouvernement guinéen ? Doit-on tirer encore sur l’ambulance ? Emile de Girardin disait : « La guerre est plus facile à déclarer que la paix n’est facile à organiser ».

Certains guinéens semblent avoir du mépris vis-à-vis de leurs propres institutions. L’Etat n’est plus cette puissance publique à leurs yeux. Comment pourrait-on expliquer qu’un groupe d’individus, fussent-ils des syndicalistes, s’obstinent à défier un Etat ? Cette grève déclenchée ce lundi 12 février apparaît comme une défiance vis-à-vis de l’Etat.

Ceux qui font la promotion de la haine, de la division et de la violence doivent se rappeler des moments de crise sanitaire liée à l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola. Le guinéen était persona non gratta dans beaucoup de pays de la sous-région, et même dans le reste du monde. Est-ce qu’on se préoccupait à l’époque de l’ethnie d’un ressortissant guinéen ? Georges Clémenceau à son tour rappelait que : « Un arrangement médiocre, ou une paix boiteuse, vaut mieux que la guerre ».

Aux guinéens donc de préserver cette paix si fragile, mais si utile. Aucun développement n’est envisageable sans la paix. Et ça, tout le monde devrait le savoir.

Le citoyen !

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