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Opposition républicaine : Pourquoi l’UFC a jeté l’éponge à la veille des communales?

Le retrait de l’Union des Forces du Changement de l’opposition républicaine est la principale information du weekend. En effet, lors de son assemblée générale hebdomadaire tenue samedi à son siège, l’UFC par la voix de son président, Aboubacar Sylla, a annoncé son départ de la coalition des partis politiques appelée « opposition républicaine », ce, à la veille des élections communales. On en sait désormais un peu plus sur les raisons de ce départ non surprenant au regard des rapports que Aboubacar Sylla entretenait avec l’UFDG particulièrement le président de ce parti.

La direction nationale de l’Union des Forces du Changement (UFC) a publié un communiqué dont votre quotidien électronique a obtenu copie ce matin pour donner les raisons de sa démission alors que le parti était un des fidèles parmi les fidèles de l’opposition républicaine. Aboubacar Sylla occupait d’ailleurs le poste de porte-parole des opposants au régime du président Condé.

La première raison de ce départ selon l’UFC est que la dite coalition souffre de nombreux et graves dysfonctionnements qui affectent sérieusement son efficacité et la rendant ainsi incapable à assurer valablement son rôle de contre-pouvoir dans le débat démocratique de notre pays argumente l’UFC. « Ces dysfonctionnements touchent à la perception et à l’élaboration de réponses communes et valables à l’ensemble des problèmes qui se posent dans le débat national, à la cohésion et à l’unité d’actions nécessaires au succès de ses prises de position et de ses activités ainsi que des défis liés au leadership exercé en son sein », peut-on lire.

Pire, l’Union des Forces du Changement aurait entrepris à l’interne, sans succès, depuis plusieurs années et plusieurs mois des démarches et des propositions, auprès des différents acteurs pour tenter d’influencer le cours des événements afin de prévenir les crises qui émaillent aujourd’hui, le fonctionnement de cette entité.

Et d’ajouter : « qu’en l’état actuel et en raison du manque total de stratégies sérieuses en son sein et à la hauteur des enjeux existants, l’Opposition Républicaine ne peut garantir ni l’ancrage démocratique, ni l’alternance politique ».

Pour comprendre cette brouille entre l’UFC qui avait noué une alliance avec l’UFDG, il revenir un peu en arrière. Alors que les opposants se battaient pour exiger du gouvernement l’organisation de ces élections, Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition propose à ses alliés d’aller en rangs dispersés au premier round de ces élections. Puis se retrouver un plus tard pour faire des alliances afin de rafler le maximum de communes. Ce qui n’a pas plus probablement à Mouctar Diallo et à Aboubacar Sylla tous députés élus sur la liste de l’UFDG aux législatives de 2013.

Ils prennent petit leur distance avec l’UFDG de Cellou Dalein et forment ensuite le FAD. Depuis, ils ne se sentent pas en odeur de sainteté avec la formation politique du chef de file de l’opposition.

Le divorce est-il définitif ou bien on peut s’attendre à changement en fonction des intérêts des uns et des autres ? En tout cas, l’UFC affirme être de l’opposition plurielle désormais.

Dara Bah

 

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