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Guinée : Le REFAMP et structures associées disent ‘’stop au viol de filles mineures’’

L’ampleur des cas de viol sur mineures dans le pays fait réagir ‘’Le réseau des femmes africaines ministres et parlementaires(REFAMP) et la coalition des femmes et filles de Guinée(COFFIG) qui organisent en collaboration avec le ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance du 06 au 13 décembre 2017 une mobilisation sociale contre le viol des filles mineures.

Cette semaine de mobilisation sociale autour du viol dans les cinq communes de Conakry ainsi que dans la zone spéciale du Km 36 est motivée par le constat alarmant  d’une récente étude du phénomène de viol uniquement dans la région de Kindia et préfectures alentours : 783 cas de viol de mineures dont l’âge varie entre 4 mois et 14 ans répertoriés par les cases de veille qui ont regroupé en un même endroit pour la sensibilisation les populations et  l’ensemble des services de police, de santé, d’assistance sociale et la justice sur  les cas de viol et violences basées sur le genre.

Ces huit(8) jours de sensibilisation ont pour but :

« de mobiliser l’opinion contre le viol sur les mineures, informer sur les conséquences du viol sur la vie présente et future de la petite fille, rompre le silence sur le viol des mineures et mettre fin aux arrangement à l’amiable, traduire les coupables devant la justice et qu’il y’ait une véritable criminalisation du viol des mineures en Guinée».

Au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi à Conakry : Le REFAMP et la COFFIG ont dénoncé et condamné ‘’le crime odieux’’ du viol d’un bébé ou d’une fille : le viol collectif entraînant une double flétrissure (vésico-vaginale et recto-vaginale) sur une fille de 16 ans à Labé, le viol sur un bébé de 7 mois par un psychopathe à Pita, etc.

Dr. Makalé Traoré, la présidente du REFAMP annonce ‘’la mise en place d’un fond d’accompagnement sanitaire et judiciaire pour les victimes’’ le plus souvent pauvres et ne bénéçiant pas de prise en charge. Et la présidente de l’ONG FD2H, Moussa Yero Bah, demande à la justice de jouer ses rôles de sanction et de prévention afin d’empêcher la répétition des cas de viol.

Le coup d’envoi de la sensibilisation pour la commune de Kaloum est donné ce jeudi 06 décembre au Gouvernorat de Conakry

Boubacar Barry / 655 759688

 

 

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