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Crise politique en Guinée : « Nous sortirons les gens dans la rue si les élections ne sont pas organisées d’ici le 31 mars 2017 »

La Convergence des Jeunes et Leaders pour la Paix et la Démocratie(COJELPAID) s’est fait entendre cet après-midi à la maison de la presse pour faire une analyse de la situation sociopolitique et lancer un appel pour l’organisation des élections locales dans le premier trimestre de 2017. 

sacko

Jamais il ne fut peut être dans le continent un gouvernement plus malveillant que  l’actuel en Guinée  qui réussit à créer des frustrations dans toutes les classes sociopolitique du pays. Les élections communales initialement prévues en  février n’auront probablement  pas lieu et la situation politique du pays reste toujours confuse.  Le refus de l’adoption du code électoral tel que prévue par les accords du 12 octobre dernier conduit à une crispation politique ; l’opposition républicaine menace de recourir à l’arme absolue et la COJELPAID s’inquiète.

Abdoul Sacko, coordinateur du réseau COJELPAID dénonce la mafia politique contre le peuple de guinée. Pour lui ‘’mouvance présidentielle et opposition républicaine’’ ne sont que des divergences terminologiques dont les membres sont animés par les mêmes passions et intentions politiques nocives à l’encontre du peuple mais qui cherchent à se dissiper à travers des discours formels contradictoires. Dans le même ton, et dans une description rhétorique, il déplore l’attitude de nos ‘’honorables qui n’honorent pas leurs  engagements’’ vis-à-vis du peuple dont il planifient continuellement la prise d’otage.

Choqué, et  cette fois dans un ton impératif, Abdoul Sacko appelle à l’organisation des élections locales d’ici le 31 mars 2017  et prévient en même temps, en cas de non respect de l’appel, le boycott des délégations spéciales  au niveau des communes.

 La COJELPAID, dans son rôle de sensibilisation, invite les jeunes à éviter les discours contradictoires des politiciens et à se lever pour dénoncer ensemble et objectivement la façon dont est gérée la chose publique.

Elie Kamano, artiste et candidat independant, s’affaisse devant la volonté des acteurs politiques à supprimer la candidature indépendante. Selon lui, afin que les réclamations des citoyens soient prises en compte, ‘’on doit mettre le feu sur les dirigeants’’ c’est à dire créer un cadre d’influence pour les amener à la volonté générale à l’instar de la désobéissance civile.

En cas d’échec de cette anticipation à faire respecter la loi, en d’autres termes, en cas de refus de la candidature indépendante ou de la non organisation des élections d’ici le 31 mars 2017 , la COJELPAID  entend se solidariser aux candidats indépendants  pour faire sortir massivement les gens dans la rue pour réclamer leurs droits.

 

Boubacar Barry

628830686

 

 

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