Home / Politique / Ahmed KOUROUMA secrétaire Général de l’UPG : « Il faut reconnaitre le mérite du ministre Gassama Diaby qui est beaucoup pour le dialogue qui en train de se passer actuellement entre Cellou Dalein Diallo et le président de la république »

Ahmed KOUROUMA secrétaire Général de l’UPG : « Il faut reconnaitre le mérite du ministre Gassama Diaby qui est beaucoup pour le dialogue qui en train de se passer actuellement entre Cellou Dalein Diallo et le président de la république »

Dans son engagement de satisfaction à ses lecteurs sur la qualité de l’information donnée, votre site (lumiereguinee.com) a réalisé une interview avec le numéro 2 du parti UPG (union pour le progrès de la Guinée) du feu honorable Jean Mari DORE, m. Ahmed KOUROUMA, secrétaire général. Il vous parle de sa carrière politique,  de la situation de leur parti depuis la mort de l’ancien premier ministre, de la situation socio-économique et politique de la Guinée, de la projection du parti dans les prochain jours, du congrès du parti et tant d’autres choses.

Lumiereguinee: bonsoir monsieur, présentez-vous à nos lecteurs!

Ahmed Kourouma
Ahmed Kourouma

Je suis Ahmed KOUROUMA secrétaire Général de l’UPG, donc numéro deux (2) de l’ancien  parti de Jean Marie DORE, et je suis un homme politique guinéen tout simplement.

Et qui est le numéro 1 du parti ?

C’est Henry le numéro un (1), il est l’actuel président par intérim. Demain Justement, on a un congrès pour élire le prochain président du parti.

Parlez-nous du début de votre carrière politique ?

Ahmed KOUROUMA : Bhè !il n’a pas été simple parce que la politique, c’est un combat. Mais, il a fallu que je me fasse une place, que je me fasse entendre mes différences, une  nouvelle manière de faire la politique. De mettre en avant les compétences plutôt que l’allégeance, de dire que voilà nous sommes une nouvelle génération patriote, pas nationaliste mais plutôt patriote. Et nous en avions mare de voir le pays dans l’état dans lequel il se trouve par la médiocrité d’une certaine génération. Plutôt l’inconscience, le non amour des cadres guinéens pour le pays .Nous nous entendons de changer les choses, faire le travail, développer ce pays et l’emmener où il aurait toujours dû être. C’est-à-dire l’émergence, puis le développement économique et le bien-être de nos compatriotes.

Comment l’UPG se porte depuis la mort de son président Jean Marie ?

Il est en pleine mutation justement avec l’arrivée de nouveaux cadres comme moi ou d’autres. Il est en train de s’ouvrir à la Guinée toute entière, à toutes les ethnies et à la jeunesse. Nous sommes à la recherche de cadres compétents, qui ont l’amour du pays, qui veulent se battre pour construire quelques choses de nouveau. En  tout cas une nouvelle manière de faire la politique qui est axée sur le développement économique, le bien-être de nos concitoyens et l’amour du pays qui à mes yeux est très important.

Quelle est la position politique de votre parti ?

Notre position politique est au centre, mais nous sommes conscients que le pays n’est pas assez mure politiquement  pour comprendre ce qu’est le centre, comme on pourrait le concevoir en Europe ou dans certains pays Africains, comme le Sénégal par exemple ou en côte d’ivoire .Donc, il va falloir qu’on se positionne pour construire le centre, mais aussi qu’on se positionne pour que les électeurs, nos concitoyens  puisse avoir une lecture nette  de ce que va être l’UPG dans l’avenir. Pour ce faire, on va se rallier à l’un des principaux  parti de ce pays, ça serra soit l’opposition, soit la mouvance présidentielle, mais je ne peux pas le dire moi. J’attends que le nouveau président soit élu. c’est lui qui dictera la nouvelle ligne politique du parti.

Bientôt les élections locales, quelles sont les préparatifs  mis en place par l’UPG et quels sont vos élans ?

Nous ne sommes pas prêts pour les élections locales parce que comme vous venez de rappeler, notre président emblématique est mort et on a besoin de nous reconstruire. Donc, nous ne sommes pas encore prêts pour les élections locales. Par contre, je peux vous assurer  que nous nous seront prêt que pour les élections législatives qui paraissent très importantes à nos yeux. Et nous allons présenter toute la jeune garde de la politique guinéenne avec une parité absolue entre les hommes et les femmes.

Faites nous une peinture de la situation socio-politique et économique du pays

Alors la situation politique a tendance à s’améliorer dans la mesure où les deux grands rivaux, les deux grands partis commencent  à se parler. Et à cet égard,  je voudrais rendre hommage au ministre Gassama DIABY qui est pour beaucoup. Parce que je ne veux pas que des gens qui ont mis de l’huile sur le feu dans ce pays, récupèrent cela. Il faut reconnaitre le mérite du ministre Gassama Diaby qui est beaucoup pour le dialogue qui en train de se passer actuellement entre Cellou Dalein Diallo et le président de la république. Qu’il y est un amorce de dialogue nous espérons que nous que cette amorce soit la bonne, qu’il permette au pays d’avancer. Parce que si ces deux grands partis, ces deux grands dirigeants de la Guinée ne s’entendent pas, le pays n’avancera pas. Ils sont obligés de s’entendre.

Quel est votre regard sur le Dialogue politique qui vient de s’ouvrir ?

Alors, il est de bons augures pourvus qu’il aboutisse à quelque chose. Il se trouve que certaines personnes participants à ce dialogue, je trouve que c’est des fanfarons comme d’habitude. Ils fanfaronnent, ils n’ont pas le poids politique qu’ils prétendent avoir. Donc, il va falloir dans ce pays que l’on arrête tous ce qui est cette médiocrité, qui me parait pas supportable, que des gens viennent parler au nom du peuple, ils n’ont ni le mandat ni les capacités encore moins le poids politique. Mais, j’espère en tous les cas que ce dialogue va aboutir à quelques choses. J’ai foie en mon pays et je tiens encore une fois que les trois ou quatre grands partis qui ont fait leur preuve lors des dernières élections se retrouvent. C’est-à-dire le parti présidentiel (RPG-AEC), l’UFDG, le BL qui a fait un score extraordinaire, et quelques partis satellites. Pour moi, le reste ne compte pas voilà. Ce n’est plus de la mamaya.

Vous parlez des Fanfarons, pouvez-vous nous dire qui sont ces fanfarons ?

Non, je ne fais jamais d’attaque personnelle, je ne nomme personne, mais ils se reconnaîtront.

Le congrès de l’UPG c’est demain, est-ce qu’on peut s’attendre à un Ahmed KOUROUMA se présenter comme président ou à un autre poste du sommet ?

Non, il est certain que j’obtiendrais un poste mais la présidence non. Je  l’ai toujours exprimé dans les média, je reste fidèle à mon discours. La présidence du parti ne m’intéresse pas pour le moment parce que je m’estime trop juvénile en politique pour voir prétendre à diriger un parti tel que celui du feu Jean Marie DORE. C’est une responsabilité énorme parce que c’est un personnage qui a beaucoup compté dans ce pays. Donc, je préfère le poste de secrétaire général et porte-parole qui va à merveille pour le moment en attendant d’apprendre parce que je suis pour l’apprentissage en politique.

Qu’avez-vous à dire à vos fidèles partisans pour le congrès que vous tenez demain ?

Moi, je m’adresse toujours à la Guinée toute entière, pas seulement à nos partisans ou électeurs parce que j’estime que tous les citoyens sont des électeurs potentiels. Ils se doivent de participer à la vie politique de ce pays. Donc, je leur dirai ceci : il y’a aujourd’hui une situation économique  très compliquée qui date de plus de 50 ans de mal gouvernance, de mauvaise gestion, de cadres absolument incompétents. Quand je vois l’Etat de nos routes que ça soit à l’intérieur du pays ou à la capitale, c’est une insulte à notre Nation que d’avoir des routes comme ça. Et cela est dû à la médiocrité de nos cadres et d’un système qui est mis en place qui est insupportable. Donc j’ai envie de leur dire que nous sommes rentrés pour changer cela. Vous avez une nouvelle génération enfin pour travailler, pour le bien collectif et qui a conscience que le bien collectif que nous avons, c’est la Guinée, et que nous devons longtemps nous servir. Nous, la politique ce n’est pas quelque chose d’héréditaire, c’est servir la nation, servir le peuple avant de servir ses propres intérêts. Pour  moi, c’est essentiel. C’est le message que j’ai à leur faire passer. La preuve en est que je ne suis pas allé malgré, toutes les sollicitations dans les plus grands partis de Guinée. je suis allé à l’UPG parce que je voulais faire montrer de différence, je voulais servir à la jeunesse d’exemple, leur dire voilà quand on rentre dans son pays même si on a les compétences requises, faut suivre un chemin précis pour qu’il y est, une crédibilité et dans les discours et dans les actes. Donc, c’est pour cela que je suis rentré à l’UPG parce que j’ai besoin de faire mon chemin de crois pour montrer aux citoyens de notre pays que la politique peut se faire autrement, et que la compétence et la méritocratie doivent être de mise à partir de maintenant.

Votre dernier mot ?

Mon dernier mot, c’est à vous que je veux l’adresser à votre site (lumiereguinee.com). Merci de m’avoir invité et pour la qualité de vos questions. Je voudrais vous faire passer un message en tant que journaliste que vous faites  partir de l’égide de ce pays et je constate malheureusement et très souvent qu’on fait trop attention à la forme plutôt  qu’au fond. Je suis ravis que vos questions soit des questions de fond essentielles à la bonne gouvernance, à la marche et au progrès de la nation.

Interview réalisée par Amadou BARRY et Mamadou Kossa SOW

About LUMIEREGUINEE

Check Also

Cellou Dalein condamne le « dialogue politique » au détriment de la loi

Lors d’une conférence de presse qu’il a animé ce mardi 11 décembre, Cellou Dalein a ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *