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Le Professionnel de la mode ALPHAO FASHION

   Bonjour M.BAH, veuillez-vous présentez en quelles que lignes ?

Bonjour je suis BAH ALPHA OUMAR LY styliste modéliste guinéen. Je travail depuis dix ans maintenant dans le stylisme. Auparavant j’ai quatre années d’expérience dans le mannequinat soit quatorze longues années dans la mode. Voilà un peu qui suis-je.

Faites-nous un résumé de votre parcours ?

J’ai commencé la mode en 2002 après un casting pour constituer l’équipe de mannequins hommes de guinée. Apres ce casting ,j’avoue que j’ai été repêché et j’ai fait mon premier défilé le 29 MARS 2002 qui était ‘’siguidomma’’ à l’époque avec ‘’fashions mania model’s’’. Une année après je deviens responsable d’une agence de mannequins et hôtesses qui était à l’époque l’agence ‘’oulada’’. L’année suivante donc deux ans après le débuts de ma carrière je deviens responsable d’une agence d’hôtesses et de mannequins qui était l’agence ‘’ya-fohi’’.Dans ma quatrième année c’est-à-dire en 2006 , j’ai décidé d’arrêter le mannequinat pour me lancer dans le stylisme. En 2007 j’ai voyagé dans le cadre des festivités du stylisme au Cameroun . 2008 , j’ai habillé les finalistes de’’ Miss Guinée’’ et par la suite j’ai habillé les finalistes de miss’’Sahel’’ qui était une compétition d’environ 14 pays et ensuite j’ai remporté’’ les ciseaux d’or’’en 2008 et en 2009 j’ai eu le prix de la diplomatie et de l’excellence décerné par’’ New Vision Group’’ qui était parrainé par MORY KANTE et en même tems en 2009 j’ai eu le trophée des initiatives décerné par MALAMINE Koné ,le PDG de la société Ernest .En 2010-2O11 j’ai habillé les finalistes de Miss Guinée France . En 2014 j’ai eu le prix du mérite de la mode africaine que j’ai eu au FESMA(festival de la mode et du mannequinat africain) au Benin .en fin d’année 2014 J’ai fait mon premier défilé à la présence de l’Organisation Mondiale de la Mode c’était au Nigeria à ‘’Africa fashion reception’’ et puis mon premier défilé sur Paris et ce qui a continuer toujours ,voilà en quelle que sorte peu de choses sur ma carrière

  2-parlez nous de vos débuts dans le métier de stylisme ?

J’avoue que les débuts ont été un peu difficile parce que il n’y avait pas une expansion de la mode en tant que moyen de communication via l’internet et tout et tout ce qui suit et en un temps j’ai failli raccrocher parce que ce n’était pas facile de faire comprendre les gens dans un milieu comme la guinée . Ma propre mère au début s’était opposée et toute la famille me disait tu ne peux pas étudier et revenir dans la mode parce que du moment où je n’ai pas appris ce métier étant donc donc autodidacte ils se disaient que je vais carrément échouer. Alors ce n’était pas facile, ça je le reconnais heureusement pour moi j’ai su tirer l’épingle du jeu j’ai gardé la confiance en moi et je me suis dis que je pourrai y arriver, je me suis battu il ya eu un peu de Springs de mon papa et de moi-même parce qu’à l’époque, je faisais quelles petites économies pour m’en sortir vu que personne ne comprenait ce que je voulais faire comprendre et Dieu merci, mon premier voyage a été, je pense , l’ouverture car après ce voyage, ils ont compris que je pouvais y arriver. Trois ans plus tard, en 2009, je reçois ma première invitation pour la France et ce voyage a fait un grand changement dans la façon de penser de ma famille.

3-Que représente pour vous le métier de stylisme !

Pour moi le métier de stylisme est un métier de grands honneurs c’est un métier ou il faut toujours être patient, c’est un métier de persévérance et c’est un métier qui te rend casanière généralement. J’avoue que si je n’avais pas fais la mode j’allais regretter, j’allais me dire que j’ai raté des choses dans ma vie. C’est donc à travers ce métier, j’ai pu rencontré des directeurs, des ministres, des présidents, les gens de l’organisation mondiale de la mode franchement je reconnais que ce métier m’a permis d’avoir des ouvertures vis-à-vis du monde extérieur et si aujourd’hui j’incarne une fierté ou une certaine reconnaissance vis-à-vis de certaines personnes c’est parce que j’ai fais le stylisme, donc pour moi ce métier c’est le meilleure au monde.

   4- quel est votre rêve dans ce métier ?

Moi je suis quelqu’un de très ambitieux dans le bon sens bien sùr qui vise très loin. Mon objectif est qu’un jour ma maison Alphao puisse employer au minimum mille personnes que ce soient des licences que je vais donner partout dans le monde qui vont être exploité et c’est dans ce cadre que je ferrai bientôt l’inauguration de mon show room. Il ya bon nombre de personnes qui m’ont inspiré et que je veux ressembler de par leurs coutures , costumes, prestiges et tout pour grandir et faire plus que ce que ceux-là ont fait       afin de réaliser mon rêve qui est l’incarnation de la fierté nationale tout en restant moi-même et être en retour le rêve de certaines personnes.

5-Quelles sont les qualités essentielles pour ce métier ?

C’est la modestie ; il faut être très humble. J’ai remarqué que les grands couturiers que j’ai vu dans le monde sont très simples, très modestes ; ceci se conçoit donc comme la qualité primaire. En même temps, le styliste étant celui qui incarne un exemple d’habillement, un exemple de propreté, une esthétique et tout doit être quelqu’un de soigneux dans sa tenue, d’être trop chic comme on aime le dire souvent pour pouvoir mieux vendre l’image de ses models lui-même et l’image de son pays. Il faut travailler pour créer à chaque fois du nouveau et tout le temps égayer et faire découvrir de nouvelles créations.

  6-Qu’est ce qui est le plus gratifiant dans votre pratique de ce métier ?

Le simple fait qu’on me reconnait dans la rue est d’ailleurs gratifiant. Avant j’avoue que personnellement j’étais très timide, je ne parlais pas devant les gens , j’avais le complexe de m’habiller lors des fêtes et sortir mais ce métier de la mode m’a permis d’avoir l’audace, m’a permis de me cultiver, ma permis de grandir et d’être reconnu au niveau national et international . En outre moi j’ai eu deux a trois choses dans ma vie qui m’ont beaucoup donné le courage : la première chose c’est mon défilé au FESMA ou il y’avait plusieurs pays et c’est ce festival qui ma réellement propulsé m’a décerné le prix du mérite grâce auquel j’ai eu la chance d’être reconnu par LEgendary Gold qui est une organisation africaine qui siège en France et qui organise à travers le monde Africa Fashion Reception . Ce festival organisé au Nigeria m’a permis d’entrer en contact avec les gens de l’organisation mondiale de la mode. Et mon premier défilé a paris qui était en même temps avec la même organisation en 2014. Voila des choses qui mont permis de grandir et d’être reconnu

7-Et le plus difficile ou décevant ?

Il ya des choses que j’essaie de faire comprendre qu’on comprend difficilement ou tardivement , des années je me battais pour que certaines personnes paient leurs transports pour aller se faire connaitre dans les événements a l’extérieur et que beaucoup ne voulaient pas comprendre, moi je les fais et aujourd’hui ces gens là me comprennent. Il est des moments où je me battais pour faire voyager des mannequins à l’extérieur certains ne comprenaient pas je les fais de mes propres moyens et tout moi je pense qu’il n’ ya jamais eu de problème mais les gens se les créent. Vous savez quand on voyage, on vend l’image du pays et lors de certains événements on y trouve tous les ambassadeurs des nations concernées présents sans l’ambassadeur guinéen, voila qui est un peu décevant mais ce sont des choses dont je me suis déjà habitué et que j’ai appris à gérer puisque l’essentiel c’est pas comment je suis parti mais c’est ce que j’ai présenté pour honorer mon pays car partout où je vais , je ne pars pas en tant que ALPHAO mais je vend l’image du pays.

8-Quels sont vos principaux débouchés ?

La mode a des débouchés dont il appartient à la fois à l’état et aux particuliers de grandir parce que la mode ne renvoie pas uniquement au stylisme mais c est un domaine vaste qui englobe le tisserands, le cordonnier, le bijoutier …donc les débouchés de la mode sont énormes car elle intéresse tout ce que l’homme porte raison pour laquelle j’ai crée le festival international de la mode guinéen avec certaines personnes qui est à sa troisième édition prévue cette année en novembre. Le lancement du festival au CCFG le centre culturel franco-guinéen et la première édition en 2014 au belvédère sous le nom de la nuit de la mode guinéenne. la deuxième édition s’est déroulé au palais et au Novotel, sous le haut patronage de la Première Dame. Au cous de cette deuxième édition qui a regroupé cinq pays, on a fait le concours de jeunes stylistes et le concours top model où il ya eu des lauréats , aujourd’hui qui font des défilés un peu partout en guinée et a l’international.   Donc les débouchés c’est à travers ces festivités et l’état doit prendre conscience parce que c’est non seulement communiquer sur le pays mais ça crée aussi de l’emploi, de la cohésion sociale, des plateformes de formation ,..

9-Comment voyez-vous l’avenir du stylisme en guinée ?

Le stylisme prend de l’empleur et ça un bon avenir mais ce que je vais suggérer a tous ce qui veulent grandir c’est de suivre de grandes formations. Je sais que je suis autodidacte et en un temps j’ai été a Dakar où j’ai une amie qui enseigne a l’école de la mode de dakar et cette formation que j’ai reçue à Dakar m’a beaucoup aidé et ma permis de comprendre réellement qu’est ce que je devais faire et comment travailler.

10-Quel message voulez-vous passer a la population guinéenne ?

C’est d’encourager la richesse de styliste en payant ce que les stylistes font, en allant voir les couturiers parce qu’il ne s’agit pas seulement pour le styliste de faire des coutures mais il faut qu’il puisse vendre pour vivre et c’est cette vente là qui fait vivre l’entreprise du couturier . La deuxième chose que je vais conseiller, c’est de laisser les enfants grandir avec leur passion de métier au lieu de les contraindre et des les imposer ce qu’ils doivent faire comme métier qui ne riment en rien avec leur passion d’avenir parce qu’aujaourd’hui, j’estime qu’il existe beaucoup de jeunes qui sont opprimés comme moi je l’ai été par rapport a leur rêve.

   Faites nous un commentaire sur un ou plusieurs mots dans la liste qu’on vous a proposer ?

Moi je pense que tous ces mots là, c’est juste une liaison ; c’est comme si c’est une seule phrase qu’on a découpé pour essayer de parler d’une même chose .Alors, il ne m’est donc pas loisible de choisir un seul mot parce que je ne peux pas parler des initiatives sans penser à l’innovation et a la formation par exemple et qui parle de l’innovation, formation parlera de la création et pour pouvoir diversifier nos différentes créations on a besoin qu’on nous reconnaisse nos droits culturels et quand on veut grandir on est obligé d être expérimenté . Donc après tout, ce métier que nous pratiquons a besoin de bien être travaillé pour bien être retransmis aux générations futures alors pour moi c’est quelle que chose qui est liée et qu’on on ne peut pas dissocier par le choix d’ un seul mot .

 

Interview réalisée Par BOUBACAR BARRY

664 29 58 18

 

 

 

 

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